Le Francis Crick Institute – trois pas de plus vers la réalité

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Dans un peu plus de deux ans, le Francis Crick Institute ouvrira ses portes aux chercheurs du monde entier, leur offrant un environnement de pointe pour répondre aux questions fondamentales de la biologie humaine.

L’Institut, basé à Londres, porte le nom du professeur Francis Crick, le scientifique lauréat du prix Nobel qui, avec le professeur James Watson, a découvert la structure en double hélice de l’ADN.

Hier, en présence de la fille de Crick, le chancelier George Osborne, le ministre des Universités et des Sciences David Willets, et le ministre de la Santé Earl Howe, un grand pas a été fait pour en faire une réalité – la « cérémonie de clôture » – célébrant l’achèvement du point le plus élevé de la nouvelle structure.

Sous un soleil radieux, nous avons entendu le premier directeur de l’Institut, le professeur Sir Paul Nurse, lui-même lauréat du prix Nobel et ancien PDG de Cancer Research UK. Le professeur Nurse a présenté sa vision de l’institut en tant que « centrale et phare de la science au Royaume-Uni dont les portes seront toujours ouvertes aux scientifiques pour partager leurs idées et libérer leurs énergies créatives ».

Cette étape coïncide avec la publication du Plan stratégique [pdf], qui montre à quel point l’Institut sera unique et novateur lors de son ouverture en 2015.

Le plan décrit comment l’Institut réunira les meilleurs esprits des sciences biologiques, cliniques et physiques pour résoudre certains des problèmes les plus urgents auxquels nous sommes confrontés, du traitement des cancers et des maladies circulatoires aux maladies infectieuses qui dévastent tant de vies.

Pour ce faire, l’Institut n’aura pas peur de faire les choses différemment – ​​notre directeur général, le Dr Harpal Kumar, le qualifie de « changeur de jeu pour la recherche médicale ».

Alors, en quoi le Crick est-il si différent et pourquoi ?

Des mondes en collision

L’une des grandes forces de l’Institut sera de réunir des chercheurs d’horizons différents, avec des « regards neufs » pour apporter de nouvelles pistes dans la recherche de remèdes et de traitements. C’est une approche ancrée dans l’arrière-plan du bâtiment : Francis Crick était physicien et James Watson était zoologiste. Ce sont sans doute leurs différentes approches – travailler ensemble – qui ont été la clé de leur percée fondamentale dans les années 1950.

Aujourd’hui, alors que la recherche en révèle davantage sur la façon dont différentes maladies affectent notre corps, elle montre également comment elles se chevauchent, démontrant comment les découvertes dans un domaine pourraient ouvrir de nouvelles voies pour des traitements dans d’autres.

Par exemple, l’expertise de nos chercheurs en biologie des tumeurs cérébrales viendra s’ajouter aux connaissances de ceux qui travaillent sur le développement du cerveau, et sur d’autres troubles du cerveau et du système nerveux central comme les maladies d’Alzheimer et de Parkinson. Cette proximité mutuelle stimulera leurs efforts collectifs, suscitera de nouvelles idées et – presque inévitablement – ​​conduira à de nouveaux traitements.

La prochaine génération

S’écartant de la structure de carrière habituelle des scientifiques au Royaume-Uni, le Crick Institute agira comme un incubateur pour les meilleurs jeunes scientifiques du monde. En se concentrant sur les chercheurs aux premiers stades de leur carrière – lorsqu’ils sont les plus créatifs et les plus décomplexés – le Crick développera leurs talents jusqu’à 12 ans avant de les diffuser dans d’autres instituts de recherche au Royaume-Uni et au-delà.

Pour soutenir ces jeunes chercheurs pendant ce qui peut être une période très vulnérable de leur carrière, une « vieille garde » de scientifiques chevronnés se verra confier la tâche de les encadrer et de les guider.

Ouvrir de nouvelles fenêtres dans le corps

Alors, que regarderont-ils ? Pour guider les travaux de l’Institut, la stratégie de recherche repose sur sept grandes questions :

  • Comment un organisme vivant acquiert-il forme et fonction ?
  • Comment les organismes maintiennent-ils la santé et l’équilibre tout au long de la vie et en vieillissant ?
  • Comment utiliser les connaissances biologiques pour mieux comprendre, diagnostiquer et traiter les maladies humaines ?
  • Comment le cancer se déclare-t-il, se propage-t-il et réagit-il au traitement ?
  • Comment le système immunitaire sait-il si, quand et comment réagir ?
  • Comment les microbes et les agents pathogènes fonctionnent-ils et interagissent-ils avec leurs hôtes ?
  • Comment le système nerveux détecte-t-il, stocke-t-il et réagit-il aux informations ?

Ces questions fourniront le point de départ d’un creuset d’idées qui, nous l’espérons, rapprochera nos chercheurs d’une meilleure compréhension du cancer et des nouvelles façons de traiter la maladie.

Fait en sorte que ça arrive

Et pour terminer cette série d’étapes importantes, nous sommes ravis d’annoncer que nous avons levé 34 millions de livres sterling pour le Francis Crick Institute, ce qui nous amène à plus d’un tiers du chemin vers notre objectif de lever 100 millions de livres sterling grâce au programme Create the Changer de campagne.

Jusqu’à présent, les dons provenaient d’un éventail de grands philanthropes et de fiducies, dont un incroyable don de 3 millions de livres sterling de la Fondation Wolfson.

Avec tous ces jalons atteints, cela promet d’être une couple d’années passionnantes alors que nous nous préparons à l’ouverture de l’Institut Francis Crick en 2015.